Médiathèque d'agglomération et Salle de Spectacle
SHON : 3 900 M2
Budget : 8M € HT Architecture
Architecture intérieure
(hors mobilier )
Maître d’ouvrage : Agglomération Montargoise et Rives du loing
Architectes:
Negroni Archivision
(Denis Czaplejewicz Frédéric & Emmanuel Negroni)
Atelier Carré d'Arche
Durée des travaux : 22 mois
Combinant rénovation et création, cet ensemble culturel juxtapose deux bâtiments aux enveloppes fortement typées : une salle de spectacles revêtue de panneaux en inox recuit brillant, et une médiathèque dotée d'une cotte de mailles en inox brut.
Implanté sur l'île du Loing au cœur de Montargis (Loiret), le complexe culturel a été restructuré par l'agence d'architecture et de design Negroni Archivision associée au cabinet d'architectes Carré d'Arche. Le programme comprend deux entités distinctes fonctionnant séparément. D'un côté, la salle de spectacles de 300 places, datant des années 30, a été conservée et réhabilitée. Elle sert de théâtre, d'auditorium ou de salle de conférences. Elle abrite aussi une galerie d'expositions et un foyer.
La nouvelle médiathèque prend place quant à elle dans l'emprise d'un ancien bâtiment démoli. Cette médiathèque comporte, en rez-de-chaussée, un hall d'accueil commun aux deux équipements et des espaces de consultation destinés aux enfants. Le premier étage, est dévolu à la bibliothèque adulte, et abrite les espaces de consultation, de multimédia, de fiction. Le second et dernier étage est alloué aux réserves, archives et bureaux de l'administration.
Ces deux bâtiments affirment leur différence par un traitement diamétralement opposé de leurs enveloppes respectives.
La salle de spectacles existante est enfermée dans une « boîte en inox opaque à double peau, sorte de prisme où se reflète l'environnement ». N'ayant pu effectuer des sondages sur l'ossature hétéroclite du bâtiment en place, la technique choisie a consisté à plaquer devant, une seconde structure désolidarisée de celle en place, cage autoportante en charpente métallique habillée de panneaux en tôle d'inox recuit.
Ces panneaux verticaux sont agrafés et vissés en bandes sur les montants et lisses, par des pattes invisibles.
La médiathèque est pour sa part habillée « d'une triple peau qui joue sur les transparences, la profondeur et les jeux de lumières, et offre ainsi plusieurs degrés de lecture », précisent les architectes. Considérée comme « un volume et non un voile », sa façade principale sud de 80 cm d'épaisseur est très travaillée. Elle se compose, à l'intérieur, d'« une feuille de verre », mur-rideau s'élevant sur trois niveaux et constitué de menuiseries en aluminium insérant un double vitrage performant. Devant, se déploient des « cerfs-volants », voiles tendues de plusieurs couleurs et réparties de manière aléatoire, grâce à un réseau de filins ressemblant à « une toile d'araignée ». Des passerelles en caillebotis, servant à la maintenance et au réglage des appareils d'éclairage, se glissent dans l'interstice. À l'extérieur, l'ultime peau est revêtue de modules en cotte de maille qui filtrent les rayons solaires et font office de régulateur thermique. Deux grandes baies ont été intégrées dans cette immense cimaise interrompue. À l'image de « focus », elles offrent des vues directes vers l'extérieur. Placées en tension à l'intérieur de la maille, ces baies en sont solidaires, sans être fixées sur la façade.
Sur le plan structurel, l'ossature porteuse du bâtiment est formée d'un système classique à poteaux-poutres et planchers en béton, s'inscrivant sur une trame de 6 m qui prend place de part et d'autre d'un fuseau central enserrant l'atrium, espace public doté des circulations verticales.
Façade sur la place du pâtis et son bâtiment voisin, la salle des fêtes
Connaissant l'évolution à venir d'un tel bâtiment (modification des supports présentés, évolution croissante des domaines espace jeunesse, adultes, ou multimédia) nous avons tenu à pouvoir gérer l'espace de la façon la plus libre possible.
L'intérieur est organisé autour d'un atrium central qui dessert les différents plateaux sur trois niveaux. Des passerelles de liaison disposées entre les espaces, permettent les échanges entre les différentes zones.
Les circulations verticales, qu'il s'agisse des escaliers ou de l'ascenseur panoramique, sont facilement identifiable de part leur traitement lumineux.
Le traitement de l'éclairage a été soigneusement étudié, que ce soit pour les espaces de lecture ou la mise en scène architecturale.
L'atrium central
Le hall d'entrée commun aux deux équipements
La salle de spectacle / auditorium
La signalétique
Notre démarche a été de globaliser la demande du client en liant architecture, architecture intérieure et design, nous permettant d'assumer entièrement l'aspect fonctionnel et esthétique.
Hormis les banques d'accueils qui faisaient partie de la commande initiale, 2 typologies de mobilier ont été déclinées à partir d'une base commune:
Grâce à un système de vérin et poulies intégrés dans les pieds, les meubles peuvent être réglés à toutes les hauteurs voulues suivant leur vocation, et ainsi s'adapter à la morphologie humaine des nouvelles générations, (plus grandes) et proposer plusieurs façons de consulter des ouvrages, grâce à la mobilité verticale des tables,
Il nous semblait important de guider le visiteur grâce à des "têtes de gondoles" lumineuses présentant des ouvrages
L'intérieur est pensé de manière à permettre une grande souplesse dans la disposition du mobilier. Nous l'avons voulu adaptable, mobile et faisant partie intégrante de la mise en scène intérieure.
La mobilité est sans contrainte grâce à des saignées techniques en faux plafond regroupant l'éclairage général, (courant fort et le courant faible). Les connections se font grâce à des perches. L'utilisateur, peut donc, à sa convenance, recomposer les espaces
La triple peau de la façade sud permet de filtrer et de tamiser la lumière. Trois éléments distincts la composent : une cotte de maille, des cerfs-volants (toiles tendues colorées) et un mur-rideau. L'apposition de ces trois corps autorise une filtration douce et colorée à l'intérieur tout en conservant une luminosité optimale.
La nuit, l'épaisseur de ce mur virtuel (80 cm) et le jeu des ombres au travers des cerfs-volants amènent une lecture différente de celle de la journée.
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